Mardi 23 février 2010
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On apprend dans la presse que plusieurs restaurants Quick
situés dans des villes dont la population musulmane est largement majoritaire ont décidé de remplacer certains hamburgers au bacon par des sandwichs halal.
Si certains invoquent la liberté d'entreprendre pour justifier ce genre de pratiques, celle-ci ne saurait entrer
en porte à faux avec notre culture et notre civilisation en encourageant le communautarisme. Mais surtout, la vente de viande halal à l'exclusion de toute autre constitue une discrimination
supplémentaire à l'égard de ceux qui veulent manger des plats à base de viande de porc, et qui refusent de subventionner les rites d'abattage islamique, selon lesquels les animaux sont égorgés
dans des conditions et une hygiène bien souvent suspectes.
Ce qui inquiète également les JPF de Paris, c'est que la liberté d'entreprendre, dans sa forme la plus légitime
socialement, et la plus rationnelle économiquement, est actuellement menacée par trois projets portés par un Gouvernement et une majorité pourtant censés la favoriser.
- Le premier, c'est un proposition de loi adoptée par l'Assemblée Nationale qui obligera les entreprises à
adopter la parité dans les Conseils d'Administration, ce qui constitue une atteinte grave à leur liberté de fonctionnement et de nomination.
- Le second, c'est le plan "d'urgence pour la prévention du stress au travail" présenté en Octobre dernier par
Xavier Darcos, qui obligera les entreprises de plus de 1000 employés à prendre des mesures (vagues) pour empêcher le stress au travail, en accord avec les syndicats qui n'hésiteront certainement
pas à user du chantage pour accorder leur signature à la convention. Les entreprises seront notées sur le site du Ministère du travail, en fonction des mesures qui seront prises : il s
'agira, ni plus, ni moins, de livrer certaines firmes, parfois en difficulté, à la vindicte populaire. En réalité, le Gouvernement aurait été tout simplement mieux inspiré de supprimer une bonne
fois pour toutes les 35h, dont chacun sait qu'elles ont engendré une hausse considérable du stress et de la pression sur les employés.
- Le troisième, c'est la future proposition de loi visant à empêcher les entreprises de se séparer des salariés
de plus de 54 ans après un plan social. Mais ce projet risque d'engendrer de nouvelles injustices à travers l'accroissement prévisible des discriminations à l'embauche des salariés de plus de 45
ans. De plus, il ne faudra pas s'étonner de voir de plus en plus de plans sociaux visant principalement les salariés âgés de moins de 54 ans et de plus de 45 ans.
Les Jeunes Pour la France de Paris demandent donc au Gouvernement d'établir des mesures claires en faveur d'une
liberté d'entreprendre enracinée. A l'heure d'une mondialisation de plus en plus menaçante pour notre identité, et d'une crise qui a terriblement fragilisé nos entreprises, il serait en premier
lieu temps de tourner le dos au communautarisme, véritable négation de notre modèle de société, en interdisant la vente exclusive de viande halal dans les restaurants. Le Gouvernement et la
majorité seraient d'autre part mieux avisés de renoncer à des projets qui défavorisent la liberté d'entreprendre. Notre compétitivité, gravement mise à mal par une fiscalité étouffante et un Code
du Travail trop rigide, ne sera pas mieux assurée par des solutions démagogiques qui risquent de se transformer en problèmes économiques.