La Turquie dans l'Union Européenne, l'état des lieux.

Publié le par Jeunes Pour la France Paris

 

Turquie dans l’UE: Un nouveau hold-up démocratique est en route.

Alors que la question de l’adhésion turque à l’Union Européenne déchire toujours la classe politique, François Fillon vient tout juste de se déclarer « en accord avec les sénateurs sur leur décision de supprimer l’obligation d’un référendum préalable à l’adhésion de la Turquie à l’U.E. ». L’amendement du député UMP Frédéric Lefebvre consistait, conformément à la promesse électorale du candidat Sarkozy, à maintenir un référendum pour tout élargissement de l’U.E. à un pays représentant « plus de 5 % de la population de l’Union », pour ne pas citer nommément la Turquie. Jugée offensante par les sénateurs, cette disposition est alors rejetée, ce qui limite encore davantage les probabilités d’une consultation populaire. Dans le même temps, 
Le Figaro titrait sur « la Turquie avance d’un pas vers l’U.E. » puisque Ankara vient d’ouvrir le huitième chapitre (sur 35) du processus de pré-adhésion. En principe, l’adhésion turque à l’Europe est possible dès 2014.

 

La Turquie intégrable à la communauté européenne ?

 

Dès 1959, la Turquie avait manifesté son souhait de participer au projet de communauté économique européenne. Reconnue officiellement candidate à l’adhésion en 1999 à l’occasion du sommet d’Helsinki, la Turquie avait pourtant été repoussée plusieurs fois de la candidature par la Commission européenne pour un manque de progrès patents en matière de Droits de l’Homme. En effet, les charges politiques qui pèsent sur la Turquie ne sont pas négligeables. Trois grands contentieux politiques paraissent éminemment problématiques : tout d’abord le refus de la reconnaissance du génocide arménien de 1915, puis le grave manquement au respect des minorités ethniques et religieuses du pays, et enfin l’occupation depuis 1974 du nord de Chypre, d’ailleurs considéré comme un acte illégal par la communauté internationale. Actuellement, le scepticisme voire l’hostilité à l’idée d’une Turquie dans l'U.E. est renforcée par la présence de l’AKP au pouvoir, la remise en cause des ses acquis kémaliens et la « délaïcisation » sous-jacente qui ont opérés dans le pays depuis le années 2002-2003. En outre, comment pourrait-on considérer comme européen un pays dont 95 % de la surface et de la population ainsi que sa capitale se situent en Asie mineure ?  Enfin, il semble donc évident que de profondes incompatibilités politiques et culturelles, pour ne citer que celle-cis, pèsent sur l’intégration turque dans l’Europe. Seulement, nos technocrates bruxellois nous donnent la vive impression de ne se préoccuper que des seuls intérêts économiques et géostratégiques.

 

C.B.                                                                                                       
pour JPF75.com

Publié dans Europe

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