Islamisation, symptôme de l’échec de l’intégration à la française ?

Publié le par Jeunes Pour la France Paris

Frappés d’ostracisme et d’exclusion sociale, victimes du racisme et du communautarisme, les fidèles malheureux de l’Oumma manifestent incessamment une apparente volonté de s’intégrer à la société française, et d’être reconnus comme des citoyens à part entière. Mais le double discours des représentants des institutions musulmanes de France est indéniablement ambigu et rend ainsi le débat plus virulent dans la classe politique, intellectuelle et médiatique. Partir du postulat que la communauté musulmane est uniformément exclue et rejetée de la société est sans doute le pire des préalables à une intégration réussie, puisque cela produit une fracture sociale, culturelle et idéologique avec le peuple d’accueil et créé de manière inhérente un climat non propice au dialogue « intercommunautaire ». Ce dialogue pourtant nécessaire, il serait toutefois fructueux voire judicieux de définir les conditions de l’intégration et les limites de celle-ci. Les limites de l’intégration républicaine ne sont pas du seul ressort de la « légifération » des droits et des devoirs des individus dans l‘espace public, mais aussi et surtout des compatibilités de mœurs entre culture d’accueil et culture d’importation pour une bonne cohabitation de ces populations, ou encore des concessions possibles à effectuer de la part des immigrés pour le bien-être commun, le « vivre ensemble ».

Islam de France, ou Islam en France, telle est la problématique récurrente dans le débat intellectuel et politique actuel. Coincée entre une gauche multiculturaliste et laïcarde et une droite pseudo-chauviniste, la deuxième religion de France (environ 5 millions de croyants) ne sait plus à qui s’en tenir quant à l’aboutissement de ses revendications de reconnaissance et de supposée volonté d’intégration. Ces revendications cultuelles, culturelles et idéologiques se multiplient à grande vitesse. Fatwas, prolifération de l’excision, recrudescence de la polygamie, des mariages forcés, voile dans les lieux publics, aménagements d’horaires hommes-femmes dans les piscines municipales ou encore des repas dans les cantines scolaires, remise en question du contenu des manuels scolaires (notamment sur l’enseignement de la Shoah dans les cités ou d‘auteurs tels que Hugo, Chateaubriand et Camus), question des horaires de prières en entreprise, constitutions de listes confessionnelles à diverses élections, revendications de « carrés » musulmans dans les cimetières, matchs sportifs inter-mosquées interdisant l’accès aux deux sexes dans les salles municipales, ou encore le port du voile sur les photos de la carte nationale d’identité… sont autant de problèmes culturels et sociaux qui heurtent à la fois la loi, les droits de l’homme et l’égalité des sexes, et les mœurs de la communauté nationale. L’État doit-il s’inspirer de la Sunna voire de la Charia pour légiférer ? Est-ce à la République d’intégrer l’Islam ou à ses croyants de s’intégrer à la République ? La religion musulmane permet-elle intrinsèquement de distinguer les pouvoirs temporels et spirituels ? Est-elle capable de se réformer, pour s’assimiler et s’adapter à la culture française, à la civilisation occidentale ?

Face au phénomène général de repli identitaire corroboré à une immigration de masse (de peuplement ?), l’installation pérenne d’un Islam démographiquement croissant et culturellement renfermé sur lui-même, appuyée par une influence fondamentaliste fascisante, paraît inéluctable. Alors qu’il n’y avait que 49 mosquées en 1974, il y en a à l’heure actuelle plus de 2000, ce qui représente bien la vitesse avec laquelle l’Islam progresse et s’étend, et nous pousse ainsi à prendre conscience de l‘urgence de réaffirmer nos valeurs occidentales. L’Islam prolifère sans se réformer, sans se résigner à s’adapter à la France (et non l’inverse), mais bien au contraire il se radicalise et se communautarise éminemment plutôt que d’adopter le mode de vie du pays d’accueil. Dans ce domaine, les gouvernements successifs semblent dépassés par le phénomène et incapable de protéger la vision traditionnelle jacobiniste de l’unité de sa communauté nationale, de sa cohésion, pour ainsi dire de sa cohérence.

 

« Dans l’islam la notion de citoyenneté n’existe pas, mais celle de communauté est très importante, car reconnaître une communauté, c’est reconnaître les lois qui la régissent. Nous travaillons à ce que la notion de communauté soit reconnue par la République. Alors, nous pourrons constituer une communauté islamique, appuyée sur les lois que nous avons en commun avec la République, et ensuite appliquer nos propres lois à notre communauté »   Amar Lasfar, recteur de la mosquée de Lille Sud, président de la Ligue Islamique du Nord, est un des meneurs de l’UOIF (institution représentée au Conseil Français du Culte Musulman).

C.B.
Pour JPF75.com

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