
De toute évidence, la France connaît un déclin économique, culturel, social et moral s’accompagnant de la perte générale des valeurs fondamentales à l’origine de ce que l’on a
nommé jusque là « l’exception française ». Notre actualité quotidienne nous rappelle sans cesse à quel point les défaillances de notre système sont révélatrices du mauvais chemin que
prend notre pays. Les idées qui suivent ne représentent en rien l’antithèse d’une vision tolérante et morale.
Europe et
Démocratie
La construction d’une Union Européenne supranationale et
fédérale est de façon patente un des facteurs des maux économiques et politiques de notre société comme les délocalisations d’entreprises ou la perte de notre souveraineté nationale et populaire
privant peu à peu le pouvoir d’action de l’État français sur sa communauté nationale. Les Français ont rejeté le projet d’instituer une Constitution Européenne par près de 55% des voix le 29 Mai
2005, pourtant l’Europe ne cesse d’évoluer contre la volonté du peuple, ce qui va à l’encontre du principe démocratique. La Constitution dite « Giscard » de 2005 avait au moins les
avantages de rappeler l’héritage de la culture chrétienne en Europe dans son préambule, et celui de l’obligation référendaire pour tout nouvel élargissement de l’UE, contrairement au traité de
Lisbonne. Nous affirmons notre approbation à une Europe fondée sur des partenariats économiques et non à une Europe politique qui tend vers une fédéralisation des ses
États-nations.
Immigration et
intégration
La migration massive d’étrangers dans notre pays
représente un poids économique considérable, dont la France ne peut plus se permettre, et elle limite la possibilité d’assimilation de ces populations. Outre le coût de cette immigration en matière
de santé publique, d’éducation, de logement, ou encore d’aides sociales, elle produit globalement une ternissure de notre culture par le phénomène de métissage des civilisations. L’idée ici est
d’affirmer que les populations immigrées possèdent des droits, qu’ils utilisent largement, mais aussi des devoirs comme celui de l’intégration et du respect des normes du pays d’accueil. Cette
notion d’adaptation n’a strictement aucun rapport avec des thèses xénophobes, comme il en existe dans la classe politique à droite comme à gauche.
Délinquance, Justice, École et
Famille
Deux facteurs rentrent en ligne de compte. D’abord, si l’on
fait preuve de pragmatisme, la délinquance paraît intimement liée à l’immigration et au modèle d’intégration actuel, qui est un échec, puisqu’il aboutit à un rejet en bloc de notre mode de vie
sociale et sociétale. Ensuite, l’école et la famille représentent deux institutions responsables de l’éducation des jeunes, par le manque profond de transmission des principes de hiérarchie
naturelle, du respect d’autrui et des règles de vie en communauté. Bien trop de familles, notamment dans les quartiers « difficiles », manque à leur devoir d’éducation. Rappelons que 5%
des familles sont responsables de 50% des délits annuels sur notre territoire. L’école semble inféodée à une idéologie repentante, multiculturelle et nihiliste qui pousse le corps enseignant à un
laxisme généralisé et dramatique dans l’institution qui devrait être le fondement de l’apprentissage éducatif et culturel. En outre, l’État fait preuve d’indulgence et d’empathie exacerbée
vis-à-vis des délinquants et criminels, ce qui contribue à un sentiment d’impunité, d’autant que le système de répression et de Justice ne demeure plus adapté à une délinquance provoquée par des
individus toujours plus nombreux et plus jeunes.
Islam et
Laïcité
Le principe de laïcité semble mis en danger par un
certain nombre d’institutions religieuses telle que l’UOIF pour ne pas la nommer, qui revendique le droit d’exercer des pratiques issues de la Charia et des lois coraniques dans l’espace publique.
On ne peut accepter qu’une partie de cette doctrine soit en voie de légalisation, puisqu’elle va à l’encontre des principes fondamentaux tels que l’égalité hommes-femmes, la liberté de culte ou
encore la distinction entre pouvoir spirituel et pouvoir temporel. Les pratiques telles que le port du voile, l’excision, la polygamie ou encore la condamnation de l’apostasie sont contraires à
notre conception occidentale de la vie. Une communauté « française » ne peut sous aucun prétexte se substituer à une autre loi que la notre, sur le territoire national. Des dizaines
d’intellectuels nous hurlent le danger, sans que l’opinion publique n’en prenne réellement conscience.
Gauche, entre progressisme et multiculturalisme
La gauche a une fascinante faculté à s’accaparer des vertus pharisaïques de tolérance, d’empathie et de moralité, et elle ne cesse de bafouer et de
galvauder l’identité nationale, au nom d’une vision romantique respectueuse de la différence des cultures, qui précisément détruit la culture fondatrice que l’on nomme Nation. Par aversion envers
la démocratie bourgeoise, qu’elle confond avec l’héritage culturel national, cette gauche multiculturaliste ne paraît pas prédisposée à justement tolérer et respecter la vision unitaire et
identitaire de la majorité attachée à l’idée d’une cohésion populaire et nationale. Cette France historiquement la plus légitime défend pourtant les valeurs fondamentales et constitutives de l’État
acquises au fil du temps par nos ancêtres. Enfin, les autres communautés culturelles que la gauche prétend défendre, et que l’on souhaite greffer au peuple français, sont-elles respectueuses de ces
mêmes valeurs? Coupées du peuple, nos élites politiques sont à mille lieux de ces préoccupations.
La trame commune à nos convictions politiques est l’amour de la
France, qui suppose une respect de ses valeurs, de ses citoyens et de son héritage culturel. La France demeure et doit demeurer une Nation libre, indivisible et souveraine. Le pouvoir doit
garantir le respect des règles et des lois qui régissent notre société. Les Français doivent s’insurger devant toute tentative de mise en péril de son unité nationale.
C.B.
Pour JPF75.com
Par Jeunes Pour la France Paris
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