Le souverainisme, une idée politique transcourant de résistance au mondialisme.

Publié le par Jeunes Pour la France Paris

       

Face au nazisme au lendemain de la seconde guerre mondiale, face au communisme à la chute de l'union soviétique et plus tard face à l'islamisme, le libéralisme mondialisé s'est toujours présenté comme le seul modèle politique alternatif, triomphant des grandes idéologies dominatrices et destructrices. Une fois sa légitimité acquise, le libéralisme économique effréné n'eut plus qu'à s'ingérer, à s'imposer à travers le monde. Depuis deux siècles, le modèle qui prévalait, celui de la mondialisation des échanges commerciaux entre les peuples libres, constituait une économie viable aux sociétés pour la croissance et le progrès. Il formait un modèle protectionniste de régulation fondé sur un capitalisme productif et industriel. Mais au XXème, c'est le mondialisme, dérive idéologique internationaliste version capitaliste, qui produit des effets plus que néfastes sur l'économie réelle des pays. C'est le libre-échangisme intégral fondé sur un capitalisme financier et spéculatif qui rend instables nos économies. J'en veux pour preuve la crise actuelle.

        Le souverainisme, tel qu'on le connait, n'est pas seulement l'opposition farouche à une Europe fédéraliste, mais plus globalement à un système économique et social. Il ne se place pas dans une confrontation bipartite gauche-droite, héritage caduc des divergences d'appréciations du politique, mais dans un clivage émergent depuis 30 ans et inédit dans l'histoire: mondialisme contre nationalisme. Il n'est donc ni de gauche ni de droite, simplement, il constitue une opposition transcourant, par diverses sensibilités: gaullo-bonapartiste, national-républicaine, monarchiste, décroissant-poujadiste... La liste n'est pas exhaustive. Le souverainisme, qu'Alain Soral appelle dans sa version néo- ou alter-nationalisme, ne peut être réduit à la définition de l'antithèse du libéralisme, puisqu'il faut préalablement différencier libéralisme économique et libéralisme politique.

        L'idée souverainiste est d'affirmer que le libéralisme, dans sa forme régulée, maîtrisée et protectrice, est non seulement d'encourager l'esprit d'entreprise mais aussi de conserver une marge de libertés individuelles. Cette forme est bénéfique aux citoyens, à leur société et à leur économie, mais seulement lorsqu'elle s'effectue et s'implante dans un cadre limité, à un avancement économique et social comparable sans concurrence déloyale, au meilleur échelon d'organisation d'une société humaine: celui de la Nation.

        Tout destructeur de ce cadre national tend donc à se poser comme complice du système mondial du « marché-roi », sans visage ni frontière. Ce système mondialiste, serait dans ce cas, un internationalisme capitaliste, la hantise de Marx et De Gaulle, où l'economique domine et régit le politique. Ainsi, l'idéologie ultra-libérale rejoint une forme totalitarisme économique qu'elle feignait de combattre jusqu'à présent.

        En outre, cette idéologie possède des relais et alibis humanistes, qui entretiennent ce système économique verrouillé, et qui militent, consciemment ou inconsciemment, pour des causes chères à la gauche comme au grand patronat à l'instar du combat pour la régularisation des immigrés clandestins, hypocritement appelés « sans-papiers ». De plus, nous n'ignorons pas que le libéralisme est historiquement une création de la gauche, tout comme le nationalisme mais qu'elle a abandonné. De cette connivence tacite entre libéralisme mondialisé et le citoyennisme international marxiste, la marge de divergences politiques est faible. Le matérialisme historique est donc bien relégué par le système dominant, sans que les bien-pensants droit-de-l'hommistes ne s'en insurgent. La seule issue cohérente à ce système de connivence, est à la fois une résistance et un projet, c'est de défendre à tous prix la souveraineté nationale.


C.B.

Pour JPF 75

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