La Charte des Droits Fondamentaux et la protection de la Vie Humaine

Publié le par Jeunes Pour la France Paris

Dans le dernier numéro de Pour la France (p.10 et 11), le MPF revient sur laCharte des droits fondamentaux et la protection de la vie humaine :

"La charte restreint considérablement le domaine de la protection de la vie humaine. S’il est rappelé à l’article 2, que toute personne a droit à la vie, la protection de l’enfant à naître est fragilisée, puisque, selon l’un des derniers avis rendus par le Tribunal européen, “l’enfant à naître n’est pas considéré comme une personne”. L’embryon humain, notamment in vitro, ne bénéficie plus d’une protection pénale. C’est ainsi que la Charte interdit seulement le clonage à but reproductif sans jamais mentionner le clonage embryonnaire à des fins thérapeutiques. Il s’agit, là encore, d’un net recul par rapport aux précédents instruments juridiques européens, en particulier par rapport à la Convention de biomédecine du Conseil de l’Europe adopté en 1997, qui précisait “qu’est interdite toute intervention ayant pour but de créer un être humain génétiquement identique à un autre être humain, vivant ou mort...”

Enfin, la disparition de “l’interdiction d’infliger à quiconque la mort intentionnellement”, comme le reconnaissait la Convention européenne des droits de l’homme de 1950, autorisera une dépénalisation de l’euthanasie et du suicide médicalement assisté.

Il est patent que cette charte européenne des droits fondamentaux est inacceptable d’un point de vue éthique si l’on a quelque exigence à l’égard de la protection des plus faibles.

Elle est inacceptable a fortiori si l’on adhère à une conception de la personne humaine qui caractérise une éthique partagée par les peuples européens, laquelle s’est en grande partie inspirée de la tradition chrétienne et qui garantit le respect de la personne humaine depuis sa conception jusqu’à sa mort naturelle.

Ce décrochage éthique de la Charte des droits fondamentaux est une des raisons majeures qui ont conduit les parlementaires du MPF à refuser la ratification du Traité de Lisbonne qui intègre cette charte en lui conférant une valeur contraignante pour les États membres."

Publié dans Famille - Bioéthique

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