Pour Christian Vanneste, l'UMP est un parti radical-socialiste

Publié le par Jeunes Pour la France Paris


Les radicaux sont de retour ! Samedi dernier, à la Mutualité, j’ai eu la surprise d’assister à une résurrection des congrès rad’soc. En effet, il faut toujours se méfier des dénégations insistantes : ce sont des aveux. L’obsession qui habitait la plupart des intervenants consista à opposer les “progressistes”, les bons en somme, face aux “conservateurs”, les mauvais… Je veux bien que cette habileté linguistique vise à inverser l’habituelle opposition droite/gauche, mais elle ne trompe personne.


Dans toute l’Europe, il est courant de désigner les partis de centre-droit par le mot “conservateur” sans que cela choque. Simplement, le conservatisme vise la conservation des valeurs qui distinguent la droite de la gauche tout en ne laissant pas à celle-ci le rôle d’être proche du peuple puisque précisément le peuple est beaucoup plus attaché à ces valeurs que les élites faisandées de la capitale. De ce point de vue, Xavier BERTRAND a eu raison d’insister sur le mot “populaire” qui est aussi fréquemment utilisé pour désigner les partis de droite en Europe. En somme, il est logique que les partis populaires soient conservateurs. C’est pourquoi il est inquiétant de voir ce mot stigmatisé par le grand mouvement de centre-droit français. Cette inquiétude ne peut que s’accentuer lorsque l’enthousiasme semble se concentrer sur OBAMA et sur BESSON. Il y a dans cette annexion boulimique des hommes, beaucoup plus et beaucoup moins qu’une habileté : l’hommage permanent de la droite française envers la gauche sur le plan des idées, et l’aveu de ne guère en avoir en propre.


La présence d’un stand de GAY LIB, ce curieux mouvement dont les prises de position dénoncent son titre même, est révélatrice. Comment un mouvement associé à l’UMP peut-il refuser la liberté de penser et d’expression (la mienne en particulier) ? Sa participation est un signe évident. Il est là à 2 titres : d’abord, parce qu’il représenterait le “progrès”, et ensuite -et surtout- parce qu’il pourrait ramener un électorat aussi faible dans la population qu’il est puissamment cajolé par les médias. Dans les deux cas, il traduit la dérive radicale-socialiste de l’UMP qui consiste à prendre la politique pour un marché électoral, et à confondre le progrès social voulu aussi bien par les gaullistes que par les démocrates-chrétiens avec la destruction des valeurs qui fondent la tradition nationale, la Famille en particulier. Que les partis d’aujourd’hui soient destructeurs de valeurs et conservateurs de places. C’est une évidence qui nous éloigne de la Politique, de la grande et noble Politique, dont je n’ai malheureusement pas senti le souffle samedi dernier, à la Mutualité.

Source: le Blog de Christan Vanneste

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