Le gouvernement veut-il tuer la famille ?

Publié le par Jeunes Pour la France Paris

C'est l'inquiétude qui règne au sein d'une grande partie de l'UMP même autour de trois sujets.



- Le statut du beau-parent (de le dépot du projet de loi relatif aura lieu fin mars), s'apparente pour Béatrice Bourges, présidente de l'Association Pour la Protection de l'Enfance, à une adoption pour les couples homosexuels déguisée:

« Un enfant, même s’il n’a pas la chance de grandir dans une famille composée de son père et de sa mère biologiques, a besoin de savoir d’où il vient, quelles sont ses origines. Accorder un statut à un tiers brouille les pistes et ne lui permet pas de grandir en se structurant. Jusqu’où ira-t-on dans la définition du « tiers », et combien de « tiers » pourront se succéder auprès de l’enfant ? ».

« Je crains que [Nicolas Sarkozy] soit seulement en train de céder aux pressions de quelques associations minoritaires, qui militent pour l’adoption d’enfants par des couples de personnes du même sexe » affirme Béatrice Bourges.

Ce dont Gay Lib, le mouvement gay de l'UMP se félicite, en prédisant: "qu'avec ce dispositif, la prise en compte de l’intérêt de l’enfant au quotidien ne se limitera plus désormais aux seuls enfants élevés dans le cadre du statut protecteur du mariage mais concernera aussi l’ensemble des enfants élevés dans la France d’aujourd’hui, qu’ils le soient dans le cadre de familles recomposées, monoparentales ou homoparentales."


- La réduction du congé parental va forcément désinciter la natalité, et dissoudre le lien primordial que doit entretenir le nouveau né avec sa mère. Même le Figaro, "journal officiel du sarkozysme", l'affirme: "Nicolas Sarkozy s'attaque désormais à la politique familiale." Mais s'agit-il seulement d'attaquer un dossier, comme on s'y attelerait, ou bien est-il question de s'en prendre à la famille en tant que telle ?

Pour le Président de la République, le congé parental met en danger la stabilité professionnelle de la mère. Cette vision productiviste, matérialiste, utilitariste de la femme, et plus largement, de la famille, est dégradante. Quid de l'intéret du nouveau né, qui a besoin de sa mère ? Quid de la mère, qui a besoin d'élever son nourisson, a qui elle a donné la vie ? Plutot que de s'attaquer aux congés maternités, Nicolas Sarkozy devrait plutot pointer du doigt les réels abus de la Sécurité Sociale, parmi lesquels l'AME, qui assure la couverture des soins à 100% aux sans papiers.


- La mise sous tutelle des allocations familiales
qui va encore fragiliser la relance de la natalité, à l'heure où l'augmentation de l'espérance de vie, la crise et le départ en retraite des baby-boomers menace sérieusement notre système de retraintes.
Pour beaucoup de députés de l'UMP, «Ce serait une erreur tragique» (Jacques Myard), «une grave erreur politique qui entraînerait une levée de boucliers» (Georges Tron), «une atteinte portée à un pilier de notre politique familiale» (Marc Laffineur et Philippe Meunier), «un casus belli» (Hervé Mariton).

- Le projet de relance de la loi sur le travail dominical: Le secrétaire d'Etat aux Relations avec le Parlement "Roger Karoutchi a annoncé le mois de mars pour l'examen de la proposition de loi

Rappelons que, pour le MPF,  "pouvoir consacrer son temps libre à ses amis, à sa famille ou à ses loisirs plutôt qu’à la consommation et au travail demeure important pour les Français.

Le repos du dimanche n’est pas qu’une simple tradition, il est une nécessité familiale et sociale. Les autorisations doivent rester exceptionnelles et liées à des conditions particulières.

Le travail dominical ne peut en aucun cas être un moyen efficace de relance de l’activité économique. Il ne serait au mieux qu’un déplacement de l’activité commerciale bénéficiant aux grands magasins. 

Philippe de Villiers demande à Nicolas Sarkozy de limiter au maximum les autorisations du travail dominical."



Les Jeunes Pour la France de Paris demandent que la chasse aux gâchis ne se fasse pas au détriment des équilibres familiaux, dans une visée purement utilitariste et matérialiste. Ils demandent qu'au delà du maintien des équilibres économiques nécessaires, le Gouvernement abandonne l'idée de faire des économies sur le dos des familles, en se consacrant plutôt à la réduction des dépenses de fonctionnement de l'Etat, et en s'efforçant de traquer les abus de notre système de couverture sociale.

Publié dans Famille - Bioéthique

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PRM 21/02/2009 18:47

N'est-ce pas l'idée évoquée d'une "mise sous conditions de ressources" (et non d'une mise sous tutelle) des allocations qui est blâmable ? Car la mise sous tutelle, dont les conditions actuelles conviennent très bien à la secrétaire d'Etat à la "Famille" (elle l'a rappelé il y a quelques jours sur RTL), permet uniquement de mettre à l'amende des parents qui ne rempliraient pas leur rôle d'éducateurs.