Remaniement ministériel: le bal des courtisans

Publié le par Jeunes Pour la France Paris

Communiqué des Jeunes Pour la France de Paris

Le nouveau remaniement ministériel est une déception. L'ouverture à gauche se poursuit, avec le symbole Frédéric Mitterrand, dont on doute s'il a été choisi pour son nom ou pour ses compétences. Mais ce remaniement consiste surtout en un traditionnel jeu de chaises musicales: Michèle Aliot Marie passe de l'Intérieur à la Justice, Xavier Darcos hérite du Ministère des Affaires Sociales, Bruce Hortefeux devient "premier flic de France", et quelques bons élèves sarkozystes se voient promus, comme Luc Chatel, Henri de Raincourt ou Benoist Apparu, respectivement à l'Education Nationale, aux Relations avec le Parlement et au Logement.

L'ouverture à droite est inexistante, il s'agit même d'une fermeture. Bien que nous ayons dénoncé ses incohérences flagrantes, le départ de Christine Boutin est un signal fort à l'encontre de l'électorat de droite, attaché aux valeurs de la famille. Nadine Morano n'aura donc plus d'objecteur de conscience au Gouvernement, et aura donc un adversaire médiatisé en moins à sa politique de destruction des repères familiaux et civilisationnels.

Comment ne pas non-plus évoquer la nomination de Pierre Lellouche, farouche atlantiste et partisan de l'adhésion de la Turquie à l'Union Européenne ? Celle-ci n'augure rien de bon pour l'avenir de la France en tant que puissance indépendante et d'équilibre, d'une part, et concernant l'entrée de la Turquie dans l'UE d'autre part. Les électeurs souverainistes, qui ont été séduits par l'UMP aux européennes, devront en tenir compte lors des scrutins à venir. Comme l'a promis Philippe de Villiers,le MPF prendra acte des engagements qui ont été pris par l'UMP. Avec cette nomination, ils risque d'être difficilement tenus.

Enfin, un temps évoquée, l'entrée de Bruno Retailleau n'était qu'une rumeur. La présence du MPF au Gouvernement, aurait pu nous permettre, si les conditions le permettaient, de mettre nos idées au service de la France, et de faire entendre nos divergences, sur les questions liées à l'Europe ou à la famille notamment. Dans un contexte de crise, et pour rester fidèle aux valeurs portées par les électeurs de la majorité, toutes les compétences à droite auraient dues être réunies pour redresser le bateau France malmené par la tempête qui secoue l'économie mondiale. Mais une fois de plus, Nicolas Sarkozy cède aux sirènes du politiquement correct et de la peopolisation de la vie politique, en faisant de son Gouvernement un casting de courtisans. Une belle occasion manquée.

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